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Allez Nogaro !
L’actualité sur le canton de Nogaro (Gers)

Bilan à la Cave de Nogaro

2006-2007 : les comptes sont bons, l’avenir plein d’incertitudes

 


 

 

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De g. à dr. Patrick Farbos, jean-Paul Sempé et Philippe Layus-Coustet

 


La Cave des producteurs réunis (CPR) de Nogaro a tenu son assemblée générale lundi 22 janvier. Le président Jean-Paul Sempé est satisfait des comptes de l’exercice Celui-ci va du 1er août 2006 au 31 juillet 2007. Mais «pas de cocorico !», dit-il.


Le chiffre d’affaires s’est élevé à 6 659 000 € contre 6 159 000 € pour l’exercice précédent. Le résultat net est de 31 000 € contre -344 000 €. L’endettement recule et la trésorerie s’améliore. Le volume d’armagnac distillé est de 1 284 hl contre 1 128 hl, soit +13,8%. Le stock de vin qui était de 26 939 hl au 31 juillet 2007 a été vendu et retiré. (1)



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L’objectif d’encépagement reste :

· Sauvignon-chardonnay : 15 à 20 %

(1/3 chardonnay-2/3 sauvignon)

· Colombard : 45 à 50 %

· Gros manseng : 10 à 15 %

· Ugni blanc : 15 à 20 %

· Baco : 5 à 10 %

· Rouges : 5 à 10 %



Des motifs de satisfaction – « 2 médailles ont été gagnées par notre blanche d’armagnac ! », se réjouit Philippe Layus-Coustet, directeur de la Cave. « La CPR a obtenu pour la 4ème année consécutive la certification ISO 9001. Et pour la 1ère fois la certification IFS (International Food Standard, pour la grande distribution) ».


 

 

Plantations 2004-2007

 


Il y a une embellie dans le marché de l’armagnac. La demande augmente en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, mais surtout en Russie et en Asie. Il est recherché non seulement pour lui-même, mais aussi comme améliorateur des « brandies » (eaux-de-vie). Parce que le cognac est en rupture de stock…


Des rapprochements sont en cours dans l’armagnac et l’on prévoit des rachats. A noter que, pour la mise en marché, la CPR et les vignerons de Gerland (Panjas et Eauze) figurent parmi les trois premiers.


Des discussions ont lieu au sein de Gascovins pour améliorer la filière de l’armagnac. Elles ont lieu entre CVG (Cave et Vignoble du Gers : Gerland, CPR Nogaro et Vignerons de la Ténarèze) et Unions de producteurs de Plaimont (Caves de Vivadour & Cazaubon, Terres de Gascogne & Condom, Vignerons du Saint-Mont et Vignerons du Madiran). Pour Jean-Paul Sempé, le consommateur doit être l’objectif et si l’on doit réviser les points de contrôle, il ne faut pas créer « une usine à gaz ! » Il faut « sectoriser les régions de production et sectoriser les consommateurs ! » Il conclut : « pour construire à plusieurs, il faut partager les mêmes choix stratégiques ». Sachant que « la coopération est une réponse adéquate aux problèmes de l’avenir. »


Des soucis présents et futurs – En 2006, la mise en marché du vin a été faite à des prix catastrophiques, mais la situation s’est redressée. Le millésime 2007 a connu « tous les caprices de la nature », dit Patrick Farbos, vice-président, chargé de la Commission technique. « Gel, pluie, vent, grêle et manque d’eau en fin de cycle. » Certains vignerons, comme le président, ont dû traiter 14 fois leurs vignes. Le volume de la récolte a baissé de 38%.


Mais le souci majeur, c’est la réforme de l’organisation commune du marché vitivinicole (OCM) lancée par la Commission européenne. Michel Defrancès, président de l’Association interprofessionnelle des vins et eaux-de-vie du Sud-Ouest fait le tour des décisions. En France, il faut arracher 175 000 ha. Autres mesures : suppression des régimes de distillation de crise d’ici 2013, abolition des droits à plantation entre 2015 et 2018 et surtout, réforme de l’étiquetage. Les vins de table (VDT) pourront indiquer le cépage et le millésime. Les vins de pays, « coincés entre les VDQS et les vins de table, vont devoir choisir de devenir soit des VDT, soit des vins IG (indication géographique protégée) d’ici 2013 », dit M. Cortina, responsable du Centre de viticulture et d’armagnac à éauze. Les vins à indication géographique protégée et à appellation d’origine protégée seront la base du concept de qualité de l’Union européenne.


 

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De g. à dr. MM. Farbos, Gibon (Directeur départemental de l’agriculture et des forêts), Sempé, Layus-Coustet et Racine (expert-comptable)


Projets d’avenir – Philippe Layus-Coustet déclare que les investissements vont se faire en priorité dans la communication. Jean-Paul Sempé explique qu’il a été décidé de faire une pause dans les autres investissements, car la Cave dispose à présent d’un matériel adapté. Attirer le touriste de passage et l’accueillir le mieux possible sont les objectifs. Dans ce but, une grande baie permettra de voir les alambics et les bâtiments vont être redécorés.


 

EN SAVOIR PLUS :

Compléments relatifs à la réforme de l’OCM aimablement communiqués par M. Defrancès :


 

Tribune avecDefrancès A l’extrême gauche, M. Defrancès

 


Appellations d’origine et indications géographiques


Le règlement rapproche le secteur viticole du règlement horizontal AOP/IGP, tout en lui conservant certaines spécificités. Les notions de « VQPRD » et vins de table avec indication géographique disparaissent au profit des indications suivantes :


Appellation d’origine = le nom d’une aire géographique utilisé pour décrire un vin dont les qualités ou caractéristiques sont essentiellement ou exclusivement dues à un environnement géographique spécifique avec ses facteurs naturels et humains propres, dont les raisins proviennent exclusivement de cette aire géographique, dont la production a lieu dans l’aire géographique.


Indication géographique = indication faisant référence à une aire géographique utilisée pour décrire un vin possédant une qualité, une réputation, ou d’autres caractéristiques spécifiques attribuable à cette origine géographique, dont les raisins proviennent au moins à 85% de cette aire géographique et dont la production a lieu dans l’aire géographique.

Un dossier de demande de protection doit être adressé à la Commission et préalablement instruit par l’Etat membre.


Les AO/IG actuellement reconnues ont un délai de trois ans pour fournir à la Commission le dossier demandé. Cette nouvelle formule va sans aucun doute poser la question du positionnement dans une catégorie ou une autre d’un certain nombre de nos produits ainsi que la question du lieu de gestion de ces produits. Ainsi, dans le cadre du système horizontal, AOP et IGP sont toutes deux traitées par l’INAO.

La protection d’indications géographiques de Pays Tiers est prévue, selon les mêmes conditions, ainsi que la possibilité d’un dossier unique en cas d’IG transnationale.


Mentions traditionnelles


Par rapport à la proposition initiale, un chapitre supplémentaire est introduit concernant la protection des mentions traditionnelles, qui seront reconnues et définies par un règlement d’application.


Etiquetage


Les mentions de cépage et de millésime sont admises pour les vins de table et les modalités d’application seront définies par un règlement de la Commission (règles détaillées en matière de traçabilité pour certaines caractéristiques du vin, système d’agrément des opérateurs et tests analytiques).

Dans le compromis final, il est précisé que le mélange de vins de différents Etats membres du même cépage est interdit, à moins que les Etats membres concernés l’autorisent et mettent en place des contrôles adéquats. Les Etats membres pourront limiter la liste des cépages dont la mention est autorisée.

J’aimerais beaucoup savoir ce que les producteurs et les vignerons qui lisent ce billet disent ici ce qu’ils pensent de ces informations ! Les formulaires ci-dessous sont à votre disposition, pour échanger vos idées et vos informations, ou demander des éclaircissements que d’autres lecteurs pourraient donner :

(requis)
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