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du Journal SUD OUEST

Allez Nogaro !
L’actualité sur le canton de Nogaro (Gers)

Construction du Laboscope

C’est l’essence du pôle d’excellence rurale, l’outil industriel qui parachèvera le Mécanopole


 

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En haut, les nouveaux stands, à droite la pépinière Satellix
et à gauche, le Laboscope


Le Laboscope doit sortir de terre au 1er semestre 2008, dans le prolongement de la pépinière d’entreprises, vers Caupenne-d’Armagac.

Il y a 3 projets importants en 2008 : la modernisation des magasins de la rue Nationale, l’année d’Artagnan (préparée par le CLAN) et le Laboscope. Rappelons que ce projet de Laboscope a obtenu d’être distingué en qualité de pôle d’excellence rurale, au sein du Mécanopole. La construction devait commencer avant la fin de l’année, mais des formalités administratives en ont retardé la mise en route.


L’étude des liaisons au sol - De quoi s’agit-il ? Il s’agit, pour Nogaro, de doter le Mécanopole d’un laboratoire doté de ressources humaines, technologiques et scientifiques de haut niveau. Il est destiné à analyser les résultats des essais des prototypes de véhicules sur la piste du circuit Paul-Armagnac. Il sera centré l’étude des liaisons au sol (ELS) et les systèmes embarqués.


 

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Perspective depuis le sud-est


Il comprendra 4 modules : châssis et liaisons au sol, moteurs et énergies alternatives, comportement dynamique et télémétrie, géopositionnement dynamique (sécurité et surveillance à distance) des véhicules (source).


 

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Plan de masse



Les investisseurs privés entreront en scène - Une fois les travaux commencés, le bâtiment initial – il est prévu une extension – sera terminé au bout de 6 à 8 mois au minimum. Selon Henri Croizier, président du Mécaforum® et ex-pilote du Mécanopole, l’extension est destinée à des investisseurs privés : « La phase 1, c’est les fonds publics. Si la phase 2, c’était les professionnels, via le CTI, qui viennent à le construire, on aurait gagné. » (propos recueillis le 18.11.2007). Le CTI (Centre technique industriel) est un projet du Mécaforum® pour faire avancer scientifiquement et techniquement le nouveau syndicat de branche industrielle qu’il veut créer pour la profession « dynamique automobile ».


 

Façade est

Façade est


Le clou du Mécanopole - Avec le Laboscope, un nouveau bâtiment de grande qualité sera intégré au Mécanopole, après la pépinière Satellix et les nouveaux stands du circuit.


L’architecte, Patrick Arotcharen, dirige un cabinet sis à Bayonne, qui accumule les récompenses pour ses réalisations. Il explique comme suit ses préoccupations pour la construction du Laboscope : « Nous avons essayé de créer un outil de grande qualité environnementale et économisant les énergies » (propos recueillis le 20.07.2007). De fait, d’abord l’isolation se trouve à l’extérieur des murs, si bien que la chaleur ou le froid produits restent à l’intérieur. Ensuite, « les sheds » sont dirigés vers le sud et équipés de volets. Les sheds sont les dents de scie des toits traditionnels d’usines, habituellement ouverts vers le nord. Ici, dirigés vers le sud, volets ouverts, ils apporteront de la chaleur en hiver. En été, les volets seront fermés.


Pour s’insérer dans l’environnement du Mécanopole, les sheds, les volets, les murs même, rappelleront les ailerons des avions, les entrées d’air et la découpe des véhicules de compétition et des aéronefs.

Une belle réalisation qui fera des envieux !

Quelle est votre opinion sur ce projet ? Ça paraît sérieux, non ? Dites ce que vous en pensez sur le formulaire ci-dessous :


(requis)
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Développement et « Dynamique automobile » II

Texte intégral de l’Interview d’Henri Croizier

(2ème partie)


Cet interview a été enregistré le 18 décembre 2007, soit une semaine après l’assemblée générale du Mécaforum® à Linas Montlhéry. Après le 1er extrait, voici le 2ème qui expose le problème de la concurrence entre les circuits. La solution apportée par le Mécaforum® fera l’objet d’un autre billet.

 

Complémentarité ou concurrence entre les circuits


 

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M. Bouilhaguet, président de la Commission nationale d’examen des circuits de vitesse


Roland Houdaille : comment s’organise la complémentarité entre les membres du consortium ? J’ai entendu à l’AG, à part le Mécanopole, au moins 2 autres dirigeants de circuits parler de liaisons au sol. Notamment Issoire et Mérignac et je crois qu’il y en a encore un autre. Comment éviter une concurrence mortelle et, en plus, une « entente » au sens d’infraction économique ?

Henri Croizier : aujourd’hui, le constat est le suivant. Nous avons créé le Mécanopole en 2004. Parallèlement, on a regardé ce qui se passait sur le territoire national pour savoir si on allait rentrer frontalement dans de la concurrence avec d’autres circuits automobiles et/ou d’autres pôles autour de circuits automobiles ou, si, effectivement, la niche sur laquelle nous nous sommes mis était bien notre niche dédiée au circuit de Nogaro. A ce moment-là, ce que j’ai constaté, c’est que les autres ne nous avaient pas attendus !


Si on prend le cas de Magny-Cours, qui a été présenté à l’AG, Magny-Cours a démarré, il y a une vingtaine d’années. Donc Magny-Cours a une vingtaine d’années au niveau du circuit, une bonne quinzaine d’années au niveau de son centre et de son technopole et à présent, ils font ce qu’ils nous ont présenté sous le nom de Magny-Cours2.


En ce qui concerne le circuit de Bordeaux, il y a très longtemps que le circuit existe, il a vécu des hauts et des bas, mais il y a un pôle d’une trentaine d’ha autour du circuit, dont la finalité a toujours été une finalité de développement économique, une activité liée à la sécurité routière, notamment.


Ensuite, il y a Issoire, le circuit du CEERTA, autre circuit qui a été présenté à notre AG. Ce circuit a été créé par des ingénieurs de chez Michelin il y a de nombreuses années. Donc Issoire est né il y a là aussi plus de 15 ans. Il a été repris au fil du temps parce que c’est la vie de toutes les sociétés privées. Mais, quand il a été construit, c’était avec l’idée d’en faire un outil complémentaire à Michelin. Ça, c’est une réalité. Et il a été construit pour être complémentaire à Michelin et complémentaire à un circuit qui s’appelle le circuit de Charade, qui est le dernier circuit de montagne en France.


Tout ça, ce sont des outils qui sont plus anciens que le Mécanopole de Nogaro. Ensuite, vous avez le pôle industriel d’Alès, qui n’a pas été présenté à notre AG, mais qui est à prendre en compte, puisqu’au niveau national, c’était le 3ème pôle : il y a Le Mans, Magny-Cours et Alès. Alès est en plein développement, s’est positionné sur un créneau qui correspond à son type. Il est sur la partie rallye compétition, mais plutôt rallye et moto.


Et il y a le Technoparc du Mans. C’est un outil qui s’est développé avec l’histoire du circuit du Mans. Parallèlement a été annoncé, il y a un peu plus de 2 ans, la création de l’Institut supérieur du commerce de l’automobile et l’Ecole supérieure de commerce des réseaux de l’automobile du Mans. Ce sera probablement le plus grand établissement français dédié aux métiers autour de l’automobile.


 

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Les élèves mécaniciens de compétition du lycée d’Artagnan de Nogaro à l’AG du Mécaforum®


Tout ça, ce sont des dossiers anciens. Et puis il y a les dossiers nouveaux. Vous avez vu la présentation de Cergy-Pontoise , qui laisse, je pense, augurer, sur les hectares qu’ils ont là-bas et avec la proximité de Paris, un développement important.

Il y a le Mécapole du Loiret, qui n’a pas été présenté, car la personne n’a pas pu être présente. C’est un pôle industriel et de loisir autour de l’automobile dans le sud de la Région parisienne. Allez sur leur site Internet (Mécapole), vous verrez. C’est porté par le Conseil général du Loiret et c’est un investissement important. Ça, c’est un nouveau dossier.


En plus, dans les nouveaux dossiers qui apparaissent sur le territoire français, il y a le côté Bretagne-Normandie. Aujourd’hui, on ne sait pas encore où ça va être très exactement. Mais là-bas, il y a des pôles. Autour de Rennes, par exemple, avec la présence de Citroën est un pôle très fort. Il y a une effectivement volonté, pour un des pôles de compétitivité industrielle, de développer des essais également là. Et de l’autre côté, il y tout Peugeot, toute la partie liée à l’industrie de production automobile. Ils ne sont pas inactifs. D’ailleurs, on a eu pour la 1ère fois à notre AG le patron d’un nouveau circuit qui vient d’ouvrir là-bas dans les Vosges.

Si on descend au sud-est de la France, la réadaptation du centre d’essais Michelin à Fontange, avec les investissements qui ont été faits dans l’année 2007, laisse augurer sur cette partie du territoire une activité importante.



RH : et puis il y a le Castellet ?

HC : voilà ! Alors, à notre AG nous avions le secrétaire général du circuit du Castellet. Ce circuit devient peu à peu un pôle d’aménagement du territoire. Il y a d’ailleurs aujourd’hui un autre projet autour du Castellet, auquel on est en train de réfléchir. Ce serait un 2ème circuit automobile. Ce n’est pas le propriétaire du Castellet qui le porte, ce projet, c’est encore une autre structure.


Là-dedans, soit on laissait partir tout ça tout azimut, auquel cas, à partir du moment où elle a les moyens de mener à bien son projet, chaque entité n’a pas à demander quoi que ce soit au niveau des circuits de décision. Elle est maîtresse chez elle. Avec un gros risque : l’affrontement pur et dur des concurrences qui n’ont aucun sens.


Et, quelque part, ça a été aussi un peu la risée de nos voisins, qui disaient : « à force de créer des structures comme ça, qui vont se faire elles-mêmes concurrence, de toute façon ça va nous laisser un peu le champ libre. Le temps qu’ils vont se faire un petit peu la guérilla entre eux, nous, on amènera un service de qualité, un service de prestations relativement sérieux dans cette affaire-là. »


Soit c’était quelque chose que nous ne voulions absolument pas et c’est une des raisons pour lesquelles nous avons décidé ensemble d’aller vers un syndicat professionnel de branche. Créer un syndicat professionnel de branche, c’est compliqué, parce que chacun doit faire bouillir sa marmite et développer son activité, mais, en même temps il faut fixer des règles. Et les règles sont de multiple nature. C’est les règles d’exploitation, c’est les règles liées au personnel, c’est les conventions collectives, c’est les échelles de rémunération de l’ensemble du fonctionnement d’un service. Parce qu’on tourne, pour certains circuits 24 h/24 et 7 jours/7. Tout ça c’est assez différent d’un circuit qui va tourner 3 jours ou 4 jours/semaine de 9 h à 17 h.

Et puis amener une politique de service. Parce que si on a perdu des essais industriels depuis 15 ans, c’est aussi parce que nos services sont progressivement devenus seulement de la location de circuits. En disant : « Ben voilà, vous arrivez le matin à 9 h vous faites le chèque de tant, vous avez droit à votre journée, vous repartez le soir et on vérifie que vous n’avez rien cassé. » Donc, une fois que vous avez transformé un métier de prestataire de services en un métier de loueur d’installations, vos compétences techniques, eh ! Bien elles sont parties ! Voilà !

Et là, honnêtement, chacun a voulu redonner de la valeur ajoutée à son établissement ou à son environnement. Donc, ça, c’est un raisonnement qui a été assez fédérateur.

C’est sûr qu’on a également regardé comment chacun faisait sa politique tarifaire. Là, je peux vous assurer qu’il n’y a aucune entente entre les circuits, parce que la politique tarifaire est extrêmement liée à 2 choses : le montant des investissements de vos installations et la masse salariale de votre personnel pour faire fonctionner vos installations. Une fois que vous avez les deux montants, vous savez combien vous devez vendre votre journée. Voilà ! Alors faire une comparaison entre le circuit du Mans, le Castellet, Magny-Cours, Nogaro le circuit du Laquais, le CERAM, Michelin, autant dire que l’on est dans un environnement extrêmement différent avec, derrière, des calculs de prix de revient qui sont liés à nos organisations.


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Henri Croizier (3ème de dr. à g.) à la tribune pendant l’AG du Mécaforum®

 

 


RH : c’est moins cher à Nogaro, à cause de l’actionnariat public, je suppose ?

HC : moins cher à Nogaro ? En ce qui concerne la prestation de services, ce n’est pas évident aujourd’hui, parce qu’on a changé notre grille tarifaire avec les nouvelles installations et il faut prendre en compte dans nos nouveaux prix de Nogaro la masse des investissements qui ont été faits. Donc, on n’a pas fait évoluer la masse salariale, mais quand le Conseil Général (CG) a investi 14 millions d’euros, grosso modo, dans le circuit de Nogaro, il n’y a pas de pétard, ça se retrouve dans le prix de la prestation qu’on fait ! C’est d’ailleurs pour ça que, aujourd’hui, le prix de la journée qui était à 2 250 € est passé à 4 000 €. Ça c’est une réalité. C’est vrai que Nogaro est toujours moins cher que le Castellet, Magny-Cours ou Le Mans dans un certain nombre de prestations, parce que notre masse salariale est plus faible que la leur ou que l’investissement n’est pas à leur hauteur, mais en même temps, on est devenu plus cher que Pau, Albi ou autres. Mais les gens trouvent chez nous plus de prestations.


RH : on a calculé l’amortissement sur combien d’années à Nogaro ?

HC : tout dépend si vous êtes un circuit ou un centre d’essais public ou privé. Les règles de calcul sont extrêmement différentes. Aujourd’hui on considère qu’un circuit, il faut le resurfacer à peu près tous les 5 ans. Si vous ne faites que de la course, vous pouvez tenir un peu plus longtemps. Si vous faites des essais jour et nuit, eh ! Bien voilà, il faudra le refaire plus souvent.

Ensuite il y a d’autres éléments qui rentrent dans le calcul du prix, c’est tout ce qui touche la sécurité. Alors effectivement, le béton, on voit bien qu’on va l’amortir comme n’importe quel bâtiment, mais la partie « sécurité » c’est très, très lié à la réglementation que nous imposent les Fédérations. Si on nous dit que, pour l’année prochaine, il faut ajouter tel grillage à tel endroit ou tel mur à tel autre et ainsi de suite, tout ça rentre dans un calcul de prix journalier.

Aujourd’hui, il y a une connaissance de tous les tarifs pratiqués sur tout le territoire. On a constaté que les prix sont très en phase avec ce que les clients trouvent. Donc on n’a pas de distorsions qui amèneraient des incompréhensions.

Ils sont en phase avec les services rendus. C’est à dire que les prix que vous payez pour aller au Castellet ou pour venir chez nous à Nogaro, pour aller au Mans, pour aller Albi ou à Lohéac, les tarifs des prestations sont cohérents. Ça, ça évite les phénomènes de concurrence.

 

Le prochain extrait exposera comment le Mécaforum® met en œuvre la complémentarité entre circuits.

Que pensez-vous de la manière dont les prix sont fixés pour les utilisateurs du circuit de Nogaro ? Le formulaire ci-dessous est à votre disposition :

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Développement et « dynamique automobile » I

 

Interview d’Henri Croizier (1ère partie)


Cet interview a été enregistré le 18 décembre 2007, soit une semaine après l’assemblée générale du Mécaforum® à Linas Montlhéry. Voici donc un premier extrait :


La double structure juridique du Mécaforum® et la création d’un syndicat de branche « Dynamique automobile »


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La tribune de l’assemblée générale : au centre Henri Croizier (avec le micro)

 


Roland Houdaille : Il existe un consortium, mais aussi une association loi 1901 pour le Mécaforum®. Pouvez-vous expliquer pourquoi ?

Henri Croizier : Le Mécaforum® existe aujourd’hui sur 2 fondements juridiques. Le 1er c’est le fondement d’un consortium, encadré par une charte. C’est comme ça qu’est né le Mécaforum®, avec le groupement de tous ceux qui souhaitent prendre les engagements mis dans la charte. Ensuite, vous avez l’association loi 1901, qui est l’outil juridique qui encadre les activités du consortium comme n’importe quelle association loi 1901. Pourquoi avoir fait un consortium et une association loi 1901 ? C’est tout simplement que certains établissements ne peuvent pas rentrer dans des associations. Donc on est obligé de garder la notion de consortium. Ce sont certains établissements administratifs, dont l’établissement militaire [Établissement technique d’Angers]. C’était le moyen de travailler avec nos amis de la Défense nationale et certains autres services sans avoir la contrainte de les voir saisis dans une structure inadaptée.


L’association a été créée en 2006, un an après le consortium. L’association reprend dans son objet bien évidemment la totalité du consortium, ce qui donne une assise juridique à la structure et surtout, permet d’avoir des lignes budgétaires. Parce que le consortium, lui, vivait uniquement de bonnes relations, comme n’importe quel consortium à but non-lucratif. Alors que là, l’association qui encadre le Mécaforum® peut déjà recevoir la cotisation de ses membres et puis, elle peut, en fonction des sujets, obtenir des subventions des collectivités ou des services de l’État et puis elle peut, bien évidemment, offrir des prestations si on le souhaite.


RH : Vous avez dit à l’assemblée générale (AG), qu’il faudrait faire évoluer la structure juridique, si le nombre de membres augmentait !

HC : évoluer, oui, c’est un souhait qui n’est pas basé sur le montage juridique, c’est un souhait de reconnaissance d’une nouvelle profession. Parce que une association loi 1901 traditionnelle, c’est un regroupement de personnes qui ont comme objectif de respecter l’objet même de l’association, mais un syndicat professionnel a [pour but ] par définition de regrouper au niveau national voire européen des activités extrêmement précises. Les activités d’un syndicat professionnel, c’est d’abord de défendre la profession, c’est de la structurer et c’est également d’apporter les moyens nécessaires au développement de la profession et non plus au développement de ses membres. C’est là où il y a une grosse différence, dans le cas d’une association loi 1901, on parle de membres, dans le cas d’un syndicat professionnel, on parle d’une profession.


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Henri Croizier pendant l’assemblée générale

 


RH : Concrètement qu’est-ce qui devrait changer ?

HC : alors, la veille de l’AG, nous avions une réunion du Conseil d’administration et à l’unanimité du CA, il a été décidé d’engager une démarche avec les services de l’État pour créer ce nouveau syndicat professionnel. Donc les rencontres avec nos différents ministères sont programmées et on va expliquer pourquoi on veut aujourd’hui identifier un secteur d’activité économique au niveau national.


RH : Encore un nouveau dossier à présenter, alors, après le succès de celui de la candidature de la SEMPA à la gestion du Mécanopole ?

HC : oui, c’est la continuité de notre action. Je crois que depuis le début notre détermination est de dire : « on ne peut pas rester inactif dans ce domaine d’activité ». Donc, d’abord on a partagé un objectif puis on s’est structuré avec une association loi 1901. Quand on passe de 5 membres d’un consortium à 130, ça prouve qu’effectivement il y avait une attente. Et quand, dans les membres, on trouve aussi bien des établissements publics que privés, des multinationales ou de très petites entreprises, il y a là matière à dire : effectivement tout n’est pas réglé dans notre métier.


RH : cela devient une espèce de lobby qui s’interdit d’avoir des membres d’autres pays ?

HC : non. Alors nous n’avons pas tranché pour savoir si nous serions un syndicat professionnel de branche à l’échelle française ou un syndicat professionnel à l’échelle plus large que le territoire national. Pourquoi ? Parce que tout simplement le métier qu’aujourd’hui on exerce en France est fait avec des entreprises françaises pour un certain nombre et pour d’autres avec des laboratoires ou des centres d’essais dont les capitaux sont souvent détenus, maintenant, par des entreprises étrangères.


RH : comme le CERAM (Centre d’Essais et de Recherche Automobile de Mortefontaine) ?

HC : par exemple le CERAM avec les capitaux de Pininfarina, donc des capitaux italiens. Donc c’est une interrogation que l’on a. Par contre, ce que l’ensemble des membres a décidé, c’est que notre mission commune était de défendre notre profession sur le territoire national. On n’a pas d’états d’âmes à savoir si des capitaux viennent s’investir en France pour développer nos activités en France. Notre objectif, c’est de développer l’emploi, de faire de l’aménagement du territoire sur la France. Et c’est vraiment cela [qui nous guide].


RH : D’accord. Il n’est pas question de faire un syndicat européen ?

HC : Pour le moment on n’en est pas là. Ce qui est certain c’est qu’on est déjà en relation avec un syndicat allemand qui existe sur la même thématique que nous. C’est un syndicat qui regroupe aujourd’hui les centres d’essais industriels allemands.

Je crois qu’il faut prendre les étapes les unes après les autres. Si les Allemands ont créé un syndicat professionnel pour défendre leurs centres d’essais industriel, c’est probablement qu’il y a quelques années (ce n’est pas si vieux que ça), ils en ont vu la nécessité comme nous le voyons aujourd’hui sur le territoire national. Essayer d’imaginer de partenariats avec nos voisins européens, c’est quelque chose qui, de toute façon, aujourd’hui se fait. On a des relations avec d’autres centres d’essais industriels en Europe, mais je crois que pour nous la priorité c’est de structurer le territoire national. On a 15 ans…


RH : de retard ?

HC : de retard, non, mais pendant 15 ans on ne s’est pas rendu compte de ce qui se passait autour de nous dans ce métier-là. On est en train d’ouvrir les yeux, voilà. On prend conscience que dans ces métiers, il s’est passé d’autres choses, avec probablement d’autres formes d’organisation, d’autres formes de partenariat. En France, on est très individualiste, donc, par définition, pendant ces 15 ans, chacun a essayé de faire bouillir sa marmite en pensant le faire au mieux.


Et en même temps, les essais industriels, la dynamique automobile, les laboratoires qu’il y avait dans ce domaine-là, c’est une niche de l’activité [des industriels]. Si l’on prend le cas de Michelin, les essais industriels pour le compte d’autres partenaires, dès que ça ne touche pas le pneu, c’est loin d’être le cœur du métier chez eux. Voilà, c’est un exemple très concret. Quant au CERAM, c’est vrai que c’était une branche de Matra Automobiles. Tant que Matra Automobiles donnait du boulot au CERAM, le CERAM avançait sur ce domaine-là. Après les choses ont évolué. Les sociétés s’achètent, se vendent, de nouveaux actionnaires apparaissent. Et surtout, on a vu arriver sur le territoire national des prestations de services extrêmement sérieuses, compétentes, à des prix défiant toute concurrence.


RH : vous pensez à qui ?

HC : aujourd’hui sur le territoire, on voit arriver Pininfarina, autrement que par le CERAM, on voit arriver Idiada, en Espagne, qui a une politique sur notre territoire national. Le Mira Circuit Record en Angleterre et, du côté des Allemands, quelques labos extrêmement compétents.


RH : Plus BMW ?

HC : non, BMW a son centre d’essais en France, mais il ne vend pas de prestations.

 

 


Si ces questions vous intéressent, ne manquez pas la suite au prochain billet ! Si vous avez des questions à poser, des opinions à exprimer, des compléments à ajouter, ce formulaire de commentaire est à votre disposition:

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Le Mécaforum élargit son champ action


en savoir plus à la fin de ce billet. Voici enfin le compte rendu promis, avec plusieurs photos. J’attends vos commentaires !


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De g. à dr. MM. Nicolas Dechaux (président de la FFSA), Gilles Bouilhaguet (président de la CNECV), Henri Croizier, Jean-Pierre Mougin (président de la FFM) et Philippe Dumas (président de l’UTAC)

 

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Les élèves mécaniciens de compétition du lycée pro de Nogaro

 

 

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Jean-Pierre Mougin, directeur de la Fédération française motocycliste, directeur de l’UTAC

 


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Claude Bourdil, conseiller général, président du SYMA Mécanopolis®


L’AG crée un syndicat professionnel de l’ensemble des métiers couvrant la dynamique auto

Le Consortium Mécaforum réunissait son assemblée générale le 11 décembre à Linas Montlhéry, au siège d’un de ses membres les plus prestigieux: l’UTAC (Union Technique de l’Automobile, du Motocycle et du Cycle), née d’une entente entre Renault et Peugeot Citroën.


Beaucoup de Gersois et de Nogaroliens – Sur 99 participants à l’assemblée générale, il n’y avait pas moins de 27 Gersois, dont 21 Nogaroliens. Il y avait notamment Claude Bourdil, président du SYMA Mécanopolis, Pierre Berthelon, directeur général des services du Conseil général. Du côté des Nogaroliens, on remarquait Christian Peyret, maire-adjoint et la présence fort sympathique des 14 élèves mécaniciens de compétition du lycée professionnel avec leurs professeurs Jean-Yves Blain et Damien Harout.


Le Mécaforum devient un syndicat - L’une de ses décisions les plus importantes a consisté dans l’annonce de la création d’un nouveau syndicat professionnel de branche couvrant la totalité des métiers liés à la « dynamique automobile ». Ceci entraînera, selon Henri Croizier, une évolution de la structure juridique du Mécaforum et la création d’un Centre technique industriel au niveau national.


Enfin une offre française – Dans la pratique, que veut le Mécaforum ? Tous les pays voisins de la France ont une offre en matière d’essais industriels automobiles et aéronautiques. Depuis 15 ans, il n’y a plus d’offre française dans ce domaine. L’ambition du Mécaforum est d’en recréer une, alors que la concurrence internationale s’intensifie. Pourquoi cette disparition des offres françaises ? Les professionnels présents à l’AG estiment que c’est la mise en accusation permanente de l’automobile dans ce pays qui en est la cause.


Un poids économique significatif – Le Mécaforum est né en mars 2005 avec 10 membres. Il en compte actuellement 130, dont 32 circuits automobiles (dont celui de Nogaro) et 6 centres d’essais. Tous les grands des essais industriels en sont membres : Michelin, BMW, l’UTAC, Kléber, Airbus développement, le CERAM (Centre d’essais et de recherche automobiles de Mortefontaine du groupe Pininfarina) et l’ETAS (centre d’essais de la défense nationale à Angers). De nombreux établissements d’enseignement l’ont rejoint, dont des Ecole d’ingénieurs prestigieuses (ESTACA, IFMA), ainsi que des laboratoires scientifiques spécialisés.

Avec déjà 421 millions d’euros de retombées économiques, l’ensemble du Mécaforum génère de nombreux emplois industriels dans les infrastructures construites à proximité (3820 employés hautement qualifiés actuellement).

En outre, une activité d’hôtellerie et de restauration est générée par les 2,4 millions de spectateurs venus de toute l’Europe participer ou assister aux compétitions. Ce sont 1,5 millions nuitées et 4 millions de repas pour l’hôtellerie-restauration.

Le Mécaforum a pour président actuel la SEMPA (Société mixte d’aménagement du circuit Paul-Armagnac) représentée par Henri Croizier, ex-pilote du Mécanopole. A partir de janvier 2008, Henri Croizier devrait devenir président du Mécaforum à titre personnel.


Les nuisances au cœur de la recherche – Henri Croizier ouvre l’AG en faisant le bilan des actions entreprises en 2007 et en présentant les nouveaux membres. Puis, M. Bouilhaguet, président de la CNRCV (Commission nationale d’examen des circuits de vitesse) traite de l’aspect juridique des activités des circuits automobiles. Les nuisances apportées par le bruit et les gaz d’échappement sont au cœur de la recherche tant des constructeurs automobiles que des exploitants de circuits. D’autre part, tous les circuits, ouverts au public ou non, doivent être homologués, de même que tout terrain de sport.


Complémentarité plutôt que concurrence - Ensuite plusieurs projets régionaux ont été présentés : le Mécanopole par Claude Bourdil, AUVERdrive à Issoire, Piste SR à Mérignac, Magny-Cours 2 etc. Ces divers projets comportent des laboratoires industriels. Au lieu d’être concurrents et, partant, de créer des doublons peu viables, ces entités trouvent dans le Mécaforum le lieu ou étudier une complémentarité bénéfique pour l’aménagement du territoire.

La journée s’est terminée par la visite historique du circuit de Linas Montlhéry et des installations de l’UTAC.

en savoir plus

Une interview d’Henri Croizier viendra bientôt préciser certains points importants, comme l’organisation de la complémentarité entre technopoles. Cette AG a soulevé beaucoup de questions et fait la preuve que la filière automobile veut répondre aux défis environnementaux et s’en donne les moyens. Et vous, internautes, êtes-vous optimistes pour cette évolution ? Que devraient faire les responsables politiques et économiques pour que la majorité des habitants de la région de Nogaro ressentent de plus en plus l’ensemble du Mécanopole comme une partie de leur patrimoine dont ils peuvent être fiers ? Le formulaire ci-dessous est à votre disposition :

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Aménagement de la voirie autour de Nogaro


Vaste menu : panneaux 30 km/h pour les PL, construction de 2 giratoires, modification des accès à la ZA de l’aérodrome, création de chemins piétonniers etc.

en savoir plus : uniquement 3 photos.

Carrefour de la Cave de Nogaro

Carrefour de la CPR aux Hauts de Montrouge : au sommet de la côte


Futur parking du circuit et chemin piétonnier

 

 

En haut à dr., en vert la voie communale recalibrée qui part du carrefour route de Cazaubon-route d’Auch (4ème photo) et va au futur parking. En bas, l’accès au Mécanopole (pépinière et laboratoire). Entre les deux : chemin piétonnier


Futur giratoire des routes de Cazaubon et d’Auch

Futur giratoire décalé vers le nord du carrefour route de Cazaubon-route d’Auch. En vert la voie communale qui va vers le futur parking


 

Carrefour des routes vers Auch et vers Cazaubon

Futur giratoire décalé vers le nord du carrefour route de Cazaubon-route d’Auch. En vert la voie communale qui va vers le futur parking


Une des questions les plus importantes de l’ordre du jour de la réunion du Conseil municipal le 23 novembre 2007 était celle des aménagements de sécurité de la voirie, prévus en 2008. Le Conseil municipal donne mandat à M. Jean-Pierre Pujol, maire de Nogaro, pour signer une convention avec le Conseil général. Celui-ci est chargé d’effectuer les études préliminaires.


Les pétitionnaires ont en partie satisfaction – Mme Lydia Monteil avait lancé une pétition. Celle-ci demandait des mesures pour obliger les poids lourds (PL) venant d’Aire-sur-l’Adour à ralentir. Un premier pas dans ce sens va être fait d’ici la fin de 2007. Des panneaux de limitation de vitesse à 30 km/h seront posés aux entrées dans Nogaro des PL venant d’Aire, de Riscle, de Caupenne et de Auch. Tout Nogaro sera limité à 30 km/h.

M. Christian Peyret, maire-adjoint, précise qu’un contrôle de gendarmerie portant sur 50 PL venant d’Aire n’a relevé qu’un seul camion roulant à plus de 30 km/h.

D’autres aménagements de sécurité sont prévus.


Un rond-point à la Cave – Un rond-point de 15 m de rayon sera créé à hauteur de la Cave des producteurs réunis (CPR). 4 branches y entreront : la RD 931 (de et) vers Aire, la voie communale (VC) vers l’autodrome et l’accès à la CPR. La zone de 70 km/h sera étendue jusqu’au rond-point.


Un rond-point Auch-Cazaubon – Le carrefour de la RD 931 et de la RD 33 sera transformé en rond-point de 20 m de rayon. Il aura 3 branches, la RD 931 (de et) vers Manciet et la RD 33 vers Cazaubon. Mais il sera implanté dans l’axe de la RD 931 côté Manciet. Ceci pour que les véhicules venant de Manciet l’aperçoivent malgré le pont du chemin de fer.


Modification de l’accès à la ZA de l’aérodrome - Les véhicules venant de Nogaro entreront dans la future Zone d’activités par une voie centrale réservée au tourne-à-gauche et une chicane. L’un des 2 autres accès (ou peut-être les 2) seront supprimés.


Chemins piétonniers – Un chemin piétonnier sera aménagé entre l’hôtel Solenca et le garage Renault. Un autre (de 320 m), route de l’autodrome, permettra de se rendre à pied de l’entrée de la pépinière Satellix jusqu’aux futurs parkings qui seront situés plus loin vers Caupenne.


Autres travaux – Une autre chicane avec voie de tourne-à-gauche en sortant de Nogaro sera mise en place à hauteur du magasin Aldi. Par ailleurs, la voie communale qui part de 20 m au sud du carrefour des routes Cazaubon-Auch vers le futur parking du circuit sera élargie de 3,20 m à 5 m et le carrefour avec la RD 931 réaménagé. Son tracé sera modifié (deux variantes sont à l’étude). Enfin, le carrefour qui donne accès à l’entrée du public vers le circuit sera réaménagé dès 2008.

A noter que l’année de réalisation du futur parking du circuit n’est pas encore fixée. Ce sera peut-être 2010.


« Et le carrefour de la place des arènes ? » - A cette question de M. Hervé Dauga, M. Christian Peyret répond qu’il n’y aura pas de travaux dans l’immédiat : « avec la démolition à venir de deux immeubles, il y aura une meilleure visibilité ».

Que pensez-vous de ce plan d’aménagement ? Les pétitionnaires ont obtenu la mise en place de panneaux 30 km/h : en tant que pétitionnaire, êtes-vous satisfait ? Quelles sont vos idées sur la circulation à Nogaro et dans la région ?

Le formulaire ci-dessous est à votre disposition :

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