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La traçabilité pour les poissons !


Obtenir l’agrément sanitaire européen devient obligatoire pour acheter, vendre ou donner des poissons d’eau douce


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Mme Diane-Gaëlle Douet



Mme Diane-Gaëlle Douet, vétérinaire, directrice du Groupement de défense aquacole d’Aquitaine (GDAA), a présenté la réglementation en vigueur - et celle qui est en préparation - dans l’aquaculture en eau douce et pour les maladies des poissons. C’est l’ADASEA 32 (Association départementale pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles du Gers) qui organisait cette réunion d’information pour l’Armagnac vendredi 1er février à Cazaubon. Public visé : gestionnaires d’étangs (agriculteurs, particuliers) et acteurs de l’eau (sociétés de pêche, Fédération départementale de pêche, syndicats de rivières).



D’emblée, Mme Douet insiste sur le fait que l’état sanitaire ne peut être amélioré que si l’on agit sur les 3 facteurs que sont l’agent pathogène, l’hôte (l’animal malade) et l’environnement. Ceci de manière, au mieux, préventive. Elle incite les aquaculteurs dont l’étang est contaminé à l’assécher et à y répandre de la chaux vive. De plus, il est possible de déstresser les poissons transportés avec du chlorure de sodium (sel de cuisine).


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De g. à dr. : Sophie Hurtès, Thierry Perrot et Aurélie Belvèze

 


Une nouvelle réglementation arrive en 2008 – La réglementation provient de l’Office international des épizooties (OIE), puis de la réglementation européenne et enfin des arrêtés nationaux. De nouveaux textes se préparent pour cette année. Un problème majeur est de rendre cohérentes les règlementations sanitaire et environnementale. Cette dernière exige que les barrages laissent passer les poissons migrateurs, alors que la première s’y oppose…

 


Ce qui est nouveau : l’obligation d’obtenir une autorisation sanitaire dans tous les cas, sans exception, de culture ou d’exploitation d’animaux d’aquaculture. La liste des maladies change : la VPC (virémie printanière de la carpe) est ajoutée. Le brochet et le black-bass disparaissent de la liste des espèces sensibles. Les exploitations sont tenues d’assurer la traçabilité de leurs animaux, de suivre de bonnes pratiques d’hygiène. Elles doivent suivre un programme de surveillance zoosanitaire qui découle du niveau de risque estimé. C’est à ce prix qu’elles peuvent obtenir l’agrément sanitaire européen (différent de l’agrément de peuplement).


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L’assistance


Le GDAA – Créé en 1984, c’est un groupement privé qui a le soutien des collectivités départementales et régionale d’Aquitaine. Il regroupe 129 pisciculteurs et les 5 fédérations de pêcheurs d’Aquitaine. L’Agence de l’eau Garonne-Adour l’a chargé du bassin versant de l’Adour. C’est pourquoi un Groupement de défense sanitaire aquacole du Gers et des Hautes Pyrénées a été créé. Il doit obtenir l’agrément sanitaire européen pour deux maladies en 4 ans dans l’ensemble des exploitations piscicoles du bassin versant de l’Adour. Le coût est de 193 600 €. 14 610 € de subvention ont été reçus. Source : http://www.gers-gascogne.com/



 

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L’assistance



La carte d’identité sanitaire – Mme Douet indique qu’entre 1995 et 2005, la moitié de la Région Aquitaine a obtenu l’agrément sanitaire européen. Elle souligne qu’un pisciculteur réputé indemne n’a le droit d’acheter des poissons qu’à un éleveur également indemne. La carte d’identité sanitaire est demandée par les acheteurs pour toute transaction. C’est un outil unique en France, qui sert de base aux qualifications européennes. Thomas Perrot, pisciculteur à Bergerac est venu témoigner de son enthousiasme pour ce système qui permet aux acheteurs d’être en confiance et a permis d’accroître fortement les ventes.


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14 février 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Pisciculture Tags:
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